Diplacodes lefebvrei

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Diplacodes lefebvrei (Rambur, 1842) ou Diplacodes lefebvrii (Rambur, 1842)

Erythrodiplactidae (Libellulidae)

Guetteur noir [M.Yerokine [2024]], Libellule flavistyle [de Selys Longchamps & Hagen 1850], Libellule de Lefèbvre [C.Deliry [2007]], Diplacode de Lefèbvre [Mi-aime-a-ou [2023]] – (en) Black Percher

LC 2016 UICN (stable)

Gabon le 24 mars 2007
©© bync – Julien Renoult – iNaturalist

Voir aussi : o’ Mascareignes – Diplaclodes lefebvrii (Rambur, 1842)

Cette espèce a été décrite par Rambur (1842) sous le nom de Libellula lefebvrii. Sa vaste distribution lui vaut pas moins de cinq synonymes synchrones (un record dans l’histoire de l’odonatologie) donnésRambur (1842) qui en décrit en quelque sorte une certaine variabilité : Libellula concinna, Libellula flavistyla, Libellula parvula et Libellula tetra. Une partie de ces noms ont été remobilisés afin de préciser des sous-espèces. On trouve encore : Libellula morio Schneider, 1854, Diplacodes unimaculata Förster, 1906, Diplacodes spinulosa Navás, 1915 et Libellula limbata Fraser, 1945. L’orthographe régulière est Diplacodes lefebvrii, néanmoins il s’agit d’une erreur et c’est bien Diplacodes lefebvrei qu’il convient d’adopter (emend.).

Cette espèce est le type du genre Diplacodes décrit en 1889 par Kirby et dont on connaît un peu moins d’une dizaine d’espèces. Les mâles de cette espèce ont une tête sombre présentant une brillance métallique violacée. Ils ont un abdomen noir à mâturité. Les femelles sont de couleur vert jaunâtre avec des rayures irrégulières et noirâtres au niveau du thorax.

Rambur (1842) cite des variantes de cette espèces sous plusieurs noms, d’Egypte (Oasis de Bahrey), du Sénégal, de l’île Maurice et de Selys Longchamps (in Lucas 1849) précise son existence en Algérie. On comprend déjà que l’espèce a une très vaste répartition mondiale. Côté Europe, l’espèce est connue dans le Sud de l’Espagne et en Turquie (Deliry 2017), découverte récemment en Sardaigne (Cilo & Bazzato 2018). Le Diplacode de Lefèbvre est aussi en Asie comme en Inde (Thakur 1983) et confirmée dans l’Océan Indien avec l’île de La Réunion (Deliry [2020]). En conclusion on observe donc cette espèce depuis l’Afrique, où elle est commune, jusqu’en Inde, pénétrant localement dans le Bassin méditerranéen (Sud de l’Espagne, Sardaigne, Afrique du Nord, Turquie, Moyen-Orient), présente aussi dans les îles Mascareignes (Deliry 2017, [2020]).

Elle vit dans des eaux riches en végétation, y compris temporaire et évite les zones trop forestières (Deliry [2019]) et vole entre la mi-avril et la mi-novembre dans le Sud de l’Europe (Deliry 2017), mais probablement toute l’année dans les zones chaudes qu’elle occupe notamment en Afrique (Deliry [2024]).

 La Réunion le 5 février 2020 – Accouplement
©© bync – Laurent Débordes – Monde des Insectes
  • Cillo D. & Bazzato E. 2018 – Conferma di presenza per la Sardegna di Diplacodes lefebvrii (Rambur 1842)(Odonata Libellulidae). – Mediterranea online, Naturalistica, 1 : 88-93.
  • de Selys Longchamps E. & Hagen H.A. 1850 – Revue des Odonates ou Libellules d’Europe. – Muquardt, Bruxelles & Leipzig, Roret, Paris : XXII + 408 pp. + 11 pl. – ONLINE
  • Deliry C. 2017 – Odonata Europaea. – Histoires Naturelles n°49. – PDF
  • Deliry C. [2024] – Odonates du Monde. – Histoires Naturelles (2004-2024) – odonates.net
  • Lucas H. 1849 – Exploration scientifique de l’Algérie. 3e partie + Atlas. – ONLINE
  • Rambur P. 1842 – Histoire naturelle des insectes : Névroptères. – Roret, Paris : 534 pp. – ONLINE
  • Schneider W.G. 1845 – Verzeichnis der von Hrn. Prof. Dr. Loew im sommer 1842 in der Türkei und Kleinasien gesammelten Neuroptera, nebst kurzer Beschreibung der neuen Arten. – Stettiner Entomologische Zeitung, 6e année : 110-116.
  • Thakur R.K. 1983 – First record of Diplacodes lefebvrei (Rambur)(Odonata: Libellulidae : Sympetrinae) from NW. India. – Journal of the Bombay Natural History Society, 1983.
  • → Mi-aime-a-ou : Libellules et Demoiselles de La Réunion