Sympetrum depressiusculum (de Selys Longchamps, 1841)


Espèces de France métropolitaine, Sympetrum, Sympetrum depressiusculum / jeudi, juin 4th, 2020

Sympétrum dépressiuscule [Deliry 2019]

syn. – Libellule dépressiuscule [de Selys Longchamps 1850], Sympétrum déprimé [Grand & Boudot 2006] – Libellula pedemontana de Villers (nec Müller in Allioni, 1766), Libellula flaveola sensu Vander Linden, 1825 (nec Linnaeus, 1758) (partim), Libellula roeselii de Selys Longchamps, 1840 (partim), Libellula depressiuscula de Selys Longchamps, 1841

NE 2019 Biosphère – VU 2009 Bassin méditerranéen – VU 2010 Europe – EN 2016 (2009) France

©© byncsa – Jean-Michel Faton – Accouplement
Galerie photo du groupe Sympetrum

Le nom Sympétrum déprimé ou Sympétrum à corps déprimé, généralement proposé, ne nous semble pas valable. Le terme depressus signifie aplati et nous avons depressiusculum comme un diminutif (Fliedner 1997). Il ne s’agit en rien d’une traduction du nom scientifique. D’ailleurs de Selys Longchamps (1850) en l’appelant Libellule dépressiuscule ne s’est pas trompé. Il a d’ailleurs la paternité de ce taxon et nous adoptons celui-ci sous Sympétrum dépressiuscule (Deliry 2019).

Illustré, de France, de manière magistrale par Hoefnagel (1575). On trouve dans de Villers (1789) une Libellula pedemontana sans marques alaires qui doit correspondre à cette espèce si on se fie à l’intuition de de Selys Longchamps (1850) originaire probablement de la région lyonnaise. La description de l’espèce se base sur des individus pris à Arone, vers le Lac Majeur en Italie, présente de plus dans le Midi de la France (de Selys Longchamps 1841).

Assez peu commune. Europe moyenne, nord de l’Afrique, Asie (d’Aguilar & Dommanget 1998). Espèce eurasiatique avec des affinités steppiques.
Nord de l’Afrique (localement en Algérie), Europe et Asie depuis la France au Japon, avec tendances steppiques et méridionales. On la trouve en Europe principalement en périphérie des Alpes et des Balkans ainsi qu’au sud de l’Europe centrale. Douteuse en Corse (XIXe siècle ?) (Deliry 2017). Un hiatus possible semble largement s’étendre entre l’Europe et la Corée, deux extrémités où elle est présente. Rare ou très rare, localement disparue dans de nombreux pays d’Europe. En fort déclin dans le bassin méditerranéen avec tendance à la disparition locale comme en Camargue, France (réputée disparue en 1987 ; nous l’avons toutefois encore observé en 1999, obs. pers.) ou au niveau des rizières de la plaine du Pô en Italie (Deliry 2017). Elle est en augmentation aux Pays Bas avec de forts effectifs dans le nord du Brabant en 1997 et le premier cas circonstancié de reproduction (Askew 2004). En augmentation en Belgique (Deliry 2017). L’espèce est localement abondante. Elle se trouve dans le sud de l’Italie (Calabre, Ombrie) selon des mentions qui pourraient témoigner d’une progression locale de l’espèce (Askew 2004). Il s’agit d’une des rares espèces menacées d’Europe à ne pas être confinée au Bassin Méditerranéen.

Se trouve dans des eaux calmes des vallées alluviales de plaine, peu profondes et riches en végétation. On trouve cet Odonate sud divers habitats : bas-marais, étangs, gravières, cours d’eau très lents en été, bras morts, rizières, fossés en eau en été et à l’étiage en hiver. Celles-ci se caractérisent par un assèchement plus ou moins important après la période de ponte en fin d’été et en automne. La remise en eau se déroule au printemps suivant. On l’a trouvée aussi au niveau des rizières camarguaises mais sur ce secteur les populations se sont fortement raréfiées (Grand & Boudot 2006), voire ont disparu. Dans tous les cas, la température des eaux de surface peut dépasser les 35°C en été (Wildermuth & al. 2005) et les eaux sont souvent riches en zooplancton selon Schmidt (2006). Les déplacements pour cette espèce sont importants pour aller sur les sites de maturation qui se trouvent à proximité des gîtes larvaires, mais parfois plus éloignés sur les coteaux comme c’est le cas dans les Gorges de la Loire. [A préciser]. Présente jusqu’à 1040 m d’altitude, mais ne se reproduit pas au-dessus de 620 m avec la majorité des observations à basse altitude (Deliry 2008).

Les habitats en France, sont le plus souvent des canaux artificiels avec une tendance à l’étiage hivernal ainsi que des plans d’eau de barrages avec variation du niveau d’eau. On trouve aussi sur le Haut Rhône des gravières au niveau fluctuant. Rappelons que les études menées en Europe orientale soulignent la grande importance des habitats de maturation en milieu terrestre. Dans la Drôme, secteur de Pierrelatte, l’espèce semble apprécier les canaux de drainage de la nappe du Rhône, peu profonds, même relativement eutrophes, au courant parfois vif, riches en hydrophytes (Callitriche, Potamogeton pectinatus, etc.) (Faton 1997). En Alsace, caractéristique des mares inondables et des zones d’atterrissement ; aussi sur une gravière déconnectée de la dynamique fluviale (Klein & Berchtold 1998).

Vole de fin mai à mi-octobre. Parfois plus tard tel ce contact le 29 octobre 2002 dans la Drôme (Deliry 2010). Les émergences se terminent vers le début du mois d’août. La maturation dure environ 3 semaines. C’est l’oeuf qui passe l’hiver et le développement larvaire est entamé au cours du printemps suivant. Celui-ci est rapide et ne dure que 6 à 8 semaines (Sternberg & Schmidt 2000).

PNAO (2011-2015) – Généralement nommé désormais Sympétrum déprimé, les données de cette espèce sont masquées sur Faune France. Deliry (2019) présente une synthèse pour cette espèce.

En France, elle est en limite d’aire de répartition, présente essentiellement dans le Sud-Est. Quelques anciennes données concernent le nord et l’ouest du pays, pour partie dues à des erreurs de détermination. L’espèce est localisée à la partie Est du pays depuis l’Alsace à la Provence. Tendances à l’erratisme sur bon nombre de sites où elle est constatée, en déclin. Elle est assez rare, disparue de l’Ouest du pays, elle est bien représentée dans le Sud-Est, éparse et lacunaire ailleurs et en déclin. En limite d’aire de répartition, présente essentiellement dans le Sud-Est. Quelques anciennes données concernent le nord et l’ouest du pays, pour partie dues à des erreurs de détermination. Espèce des fossés alimentés de la plaine de Donzère (Drôme) notamment et connue sur la vallée de la Loire et de plus présente significativement à St André des Alpes (Alpes-de-Haute-Provence). Sa reproduction en Franche-Comté n’est pas démontrée. Elle s’observe de plus assez régulièrement en Alsace. La confluence durancienne et le bassin correspondant semblent favorisées par cette Libellule (Donzère et Crau).

Si l’effectif le plus important rapporté en France se situait sur un canal de la plaine agricole de Pierrelatte (200 individus), les populations sur la Loire entre les départements de la Haute-Loire et de la Loire sont estimés à plusieurs centaines d’individus et sont parmi les plus remarquables d’Europe.

©© bysa – Cyrille Deliry – Histoires Naturelles
©© bysa – Cyrille Deliry – Histoires Naturelles

Alsace – VU 2017 – Près d’une vingtaine de localités de dimension diverse se trouve sur la vallée alluviale du fleuve dans le Haut Rhin et le Bas Rhin. L’espèce y est suivie depuis les années 1990 (cf. Schmidt 1993).

Auvergne – VU 2018 – En limite de région, la population, importante, du barrage de Grangeant (Haute Loire) est régulièrement suivie. Elle déborde largement dans la Loire voisine.
Haute-Loire (Ulmer 2011).

Centre Val-de-Loire – Elle est en régression dans l’Indre depuis le XIXe siècle (Dommanget 1993), semble disparue, puis finalement citée sur une localité entre 1976 et 1988 (Lett & al. 2001).

Corse – Douteuse (mentions du XIXe siècle) (Grand & Papazian 2000).

Lorraine – Espèce en limite d’aire (Dupont 2010).

Occitanie – EN 2018

Poitou Charente – C’est un visiteur occasionnel dans la région (P.Jourde, com. in Dupont 2010).

Provence-Alpes-Côte d’Azur – VU 2018

  • Alpes de Haute Provence – Présence d’une importante, mais fluctuante population à St André des Alpes (C.Deliry, inédit).
  • Bouches-du-Rhône – Présence en Crau connue de longue date, celle-ci remonte au moins aux années 1980 (Iorio 2012). C’est à la même époque qu’une population est signalée en Camargue (Miller & al. 1984). Cette dernière y est réputée disparue. Askew (2004) parle d’une très importante immigration en Camargue en 1994. En Camargue, elle est réputée disparue en 1987, nous l’avons toutefois observé encore en 1999 (C.Deliry, com.)
  • Hautes-Alpes – DD 2013 – Très rare.

©© bysa – Cyrille Deliry – Histoires Naturelles

Rhône-Alpes – LC 2014 (EN 2013, VU 2007), à préserver – de Villers (1789) présente une variante de Libellula pedemontana (probablement de la région lyonnaise), sans marque alaire : il doit s’agir du Sympétrum dépressiuscule. Indiquée les 25 août 1916 à Rilleux-la-Pape (Rhône) puis le 7 septembre 1957 à St Martin-d’Hères (Isère) par Charles Degrange. Rare (2,9% des communes). 51 commune [2005], 49 [2006], 53 [2013]. Avec trois localités majeures dans la région situées dans l’Ain / Savoie, la Drôme et la Loire. En dehors de ces trois localités l’espèce parait instable ou en erratisme et est bien souvent mal suivie.

© Groupe Sympetrum

Cette Libellule est actuellement suivie dans le cadre du PNAO notamment dans la Drôme, la Savoie ou l’Ain ainsi que dans la Loire. La démarche débute en Haute-Savoie. Elle a été l’objet d’une transmission spéciale de données à X.Houard en 2010 dans ce cadre. De 2011 à 2014 le Plan Haut-Rhône concerne des suivis en Savoie et dans l’Ain (Deliry 2014). Le suivi sur ces départements est renouvelé en 2019.

  • Ain – CR 2013 (EN 2011, DD, RE [A préciser]) – Cette espèce anciennement indiquée dans le département de l’Ain par les auteurs, n’est connue récemment que par des mentions d’individus erratiques : L’Étournel en 1988 (Y.Beauvallet & J.Hamon), Château-Gaillard en 2003 (A.Bernard). Il existe cependant une population pérenne découverte le 25 juillet 1997 par C.Deliry à Culoz à proximité du Pont de la Loi. Confirmée l’année suivante et en 2002, la population était encore mal évaluée et n’avait pas été vérifiée depuis près d’une dizaine d’années. Lors d’une visite spécifique sur le site (C.Deliry, R.Krieg-Jacquier, B.Janvier et C.Griot), le 20 août 2011 par météo caniculaire, une population estimée à une cinquantaine d’individus est bien active sur le site et présente des insectes de divers âges ce qui est conforme à sa bonne reproduction sur cette localité. Il s’agit de la seule localité pérenne du département de l’Ain. Une population importante en raison de sa pérennité est connue sur le secteur de Culoz et déborde sur la Savoie voisine. Cette population connue depuis 1989 est régulièrement suivie.
  • Ardèche – EN 2013 – Assez rare.
    Panneau pédagogique installé en 2011 à la Ferme aux Crocodiles (Communiqué du 10 août 2011)
  • Drôme – VU 2013 – Assez rare. La plaine de Pierrelatte avec ses canaux présente une des populations les plus importante de la région Rhône-Alpes (Faton in Deliry 2008).
    Des panneaux pédagogiques sont installés en 2011 à la Ferme aux crocodiles et concernent cette espèce est Sympetrum pedemontanum. Un nouveau projet du PNAO est lancé sur la Plaine de Pierrelatte dès 2019 et va se poursuivre en 2020.
  • Isère – CR 2013 (VU [A préciser] – Elle a disparu de la région grenobloise après les années 1950, mais serait à rechercher à la mare de Brié et Angonne, ainsi que dans le Massif de Bonnevaux. On y a vu en 1992 un très belle population dans un habitat naturel à St Jean de Soudain, ruisseau d’Enfer (Deliry 1999-2000). Elle a été étudiée en 2010 dans le Massif de Bonnevaux. Depuis 2014, une petite population est découverte et suivie à l’Ile de la Platière.
  • Loire – EN 2013 – Très rare. Découverte dans la Loire en 2002 dans la plaine du Forez (S.Pissavin et J.Blanchemain). Il s’agit alors de la 62e espèces du département [2]. Ce sont les populations du barrage de Grangeant débordant largement sur la Haute Loire voisine qui sont les plus importante. Il s’agit d’un des trois sites remarquable pour l’espèce dans la région. Ces dernières des découverte récente (Ulmer 2011, 2013) sont l’objet d’un suivi régulier. Ceci a été notamment le cas en 2013 dans le cadre du PNAO en Auvergne, couplé aux suivi dans la Haute-Loire au niveau des Gorges de la Loire.
  • Rhône – RE 2013 – Accidentelle. L’espèce existait sur le secteur de Miribel Jonage au début du XXe siècle. Elle a disparu depuis (Grand 2013).
  • Savoie – EN 2013, proposé CR en 2017 – Rare [A préciser] – Sur le Haut Rhône dans le secteur de Culoz et Vions se trouve une population remarquable pour sa pérennité car elle est connue depuis 1989. Des individus erratiques ont atteint le Lac du Bourget (Deliry & al. 2017). L’espèce est a rechercher sur ses anciennes stations de Basse Maurienne, à actualiser (Deliry & Krieg-Jacquier 2014).
  • Haute Savoie – DD 2013 – De redécouverte récente, notamment en 2017, elle est sur la vallée de la Dranse, les populations doivent être vérifiées en 2020.

Habitat de Sympetrum depressiusculum.

Vole de fin mai à octobre ; de juin à mi-octobre (d’Aguilar & Dommanget 1998). En Europe centrale la période de vol s’étend de début juin à mi-août et certaines bonnes années se poursuit jusqu’à mi octobre. Les émergences cessent début août, voire septembre. Parfois observée plus tard tel ce contact le 29 octobre 2002 dans la Drôme, France (Deliry 2008). Les œufs n’éclosent qu’au printemps suivant la ponte avec un développement larvaire de deux mois (Deliry 2017), parfois jusqu’à 5 mois.

© Groupe Sympetrum

Son vol, papillonnant, est similaire à celui de Sympetrum pedemontanum, l’espèce se pose souvent (d’Aguilar & Dommanget 1998). Chez cette espèce la phase pré-copulatoire en tandem est très longue et dure de 2h30 à 3h00 (Miller & al. 1984). Les ♀ pondent de préférence sur les grandes zones peu profondes, mais on les a vu aussi le faire dans des flaques d’eau (Sternberg & Schmidt 2000). Importance des habitats terrestres pour les dortoirs de cette espèce (Hykel & al. 2017).

©© byncsa – Cyrille Deliry – France, Drôme, Pierrelatte le 14 juillet 2009 – Histoires Naturelles
©© byncsa – Cyrille Deliry – France, Drôme, Pierrelatte le 14 juillet 2009 – Histoires Naturelles

Références

  • Deliry C. 2019 – Le point sur la présence du Sympétrum dépressiuscule (Sympetrum depressiusculum (Selys, 1841)) en France. – Libellul’mE, 21 février 2019. – PDF
  • Deliry C. & Krieg-Jacquier R. 2014 – Projet d’Atlas des Libellules de Savoie. – Doc. Sympetrum.
  • Dolný A., Mižičová H. & Harabiš F. 2013 – Natal philopatry in four European species of dragonflies (Odonata: Sympetrinae) and possible implications for conservation management. – J. of Insect Conservation, 17 (4) : 821-829.- ONLINE
  • Dolný A., Harabiš F. & Mižičová H. 2014 – Home Range, Movement, and Distribution Patterns of the Threatened Dragonfly Sympetrum depressiusculum (Odonata: Libellulidae): A Thousand Times Greater Territory to Protect ? – PlosOne, 9 (7). – PDF LINK
  • Dupont P. (coord.) 2010 – Plan national d’action en faveur des Odonates 2011-2015. – OPIE/SfO, Min. de l’Ecologie : 170 pp. – PDF LINK
  • Hoefnagel J. 1575 – Animalia Rationalia et Insecta (Ignis). – Planches.
  • Hykel M., Harabis F. & Dolný A. 2016 – Assessment of the quality of the terrestrial habitat of the threatened dragonfly, Sympetrum depressiusculum (Odonata: Libellulidae). – European J. of Entomol., 113 : 476-481. – PDF LINK
  • Hykel M., Harabis F. & Dolný A. 2017 – Diel changes in habitat use by dragonflies: Nocturnal roosting site selection by the threatened dragonfly Sympetrum depressiusculum (Odonata: Libellulidae) . – Entomol. Sc., 21 (2).
  • Iorio E. 2012 – Nouvelles données sur la répartition et l’écologie de Sympetrum depressiusculum (Selys, 1841) dans les Bouches-du-Rhône (Odonata, Anisoptera : Libellulidae). – Martinia, 28 (1). – ONLINE
  • Miller A.K., Miller P.L. & Siva-Jothy M.T. 1984 – Pré-copulatory guarding and other aspects of the reproductive in Sympetrum depressiusculum (Sélys) in rice fields in southern France (Anisoptera : Libellulidae). – Odonatologica, 13 (3) : 407-414.
  • Santovac S., Jović M. & Andus L. 2005 – Sympetrum depressiusculum (Sélys, 1841) new species in the Odonata fauna of Serbia. – Archives of Biol. Sc., 57 (3) : 255-256. – PDF LINK
  • Schmidt B. 1993 – Okologische Untersuchnungen zur Libellenfauna der Petite Camargue Alsacienne 1993 : speziell des Sumpf-Heidelibelle (Sympetrum depressiusculum) unter Berucksichtigung der Vegeta- tion und der Hydrodynamik. – Ber. Forsch. Stn. RANA, 1993 : 1-6.
  • Schmidt E.G. 2008 – Sympetrum depressiusculum (Selys), a southern continal dragonfly depending on artificial habitats in Atlantic northwestern Germany (State of Northrhine-Westphalia) (Anisoptera: Libellulidae). – Notulae Odonatologicae, 7 : 5-10.
  • Šigutová H., Šigut M. & Dolný A. 2015 – Intensive fish ponds as ecological traps for dragonflies: an imminent threat to the endangered species Sympetrum depressiusculum (Odonata : Libellulidae). – J. of Insect Conservation, 19 (5) : 961-974.
  • Šigutová H., Šigut M. & Dolný A. 2018 – Phenotypic plasticity in specialists: How long-spined larval Sympetrum depressiusculum (Odonata: Libellulidae) responds to combined predator cues. – PlosOne, 8août 2018. – PDF LINK
  • Ulmer A. 2011 – Sympetrum pedemontanum (Allioni, 1766) nouveau pour les départements de la Loire et de la Haute-Loire, et sites majeurs pour Sympetrum depressiusculum (Selys, 1841) dans ces deux départements. – Martinia, 27 (2) : 95-100.