Ophiogomphus cecilia (Geoffroy in de Fourcroy, 1785)


Espèces de France métropolitaine, Ophiogomphus, Ophiogomphus cecilia / dimanche, juin 14th, 2020

Gomphe serpentin [olim]

LC 1994 Biosphère – LC 2009 Bassin méditerranéen – LC 2010 Europe – LC 2016 (EN 2009) France

Berne (An.II) – Directive Habitats (An.II+IV) – Protégée en France

Espèce ouest-paléarctique. Elle est présente depuis l’ouest de la France, sur la Loire à l’ouest de la Sibérie. Elle atteint les pays Scandinaves, l’Italie et la Turquie. Elle est en expansion en Europe centrale.

Les habitats sont des cours d’eau de taille moyenne des plaines alluviales qui sont occupés principalement. Les habitats atteignent les contreforts des Vosges septentrionales et concernent alors des rivières de dimension modeste. Les larves se développent sur des fond sableux à proximité de plages de sable mêlées de graviers. Selon les endroits les eaux sont plus ou moins vives. Les Gomphe serpentin est réputéemonter jusque vers 1000 m d’altitude mais probablement pas en France (à préciser pour les Vosges). Les sites les plus étroits sont relativement ensoleilés. Lors des crues on constate une dérive des larves qui parfois terminent leur développement dans des milieux atypiques commes les boires déconnectées de la Loire. Les adultes semblent rester à proximité (quelques centaines de mêtres) des gîtes larvaires. La distance de 3,5 km a été enregistré pour les déplacements les plus lointains.

Les adultes volent de début juin à début novembre. Suivant l’émergence intervient une phase de maturation d’une à deux semaines. Le développement larvaire est de deux à quatre ans selon l’altitude. Les émergences n’étant pas synchronisées s’étales selon les stations entre trois et sept semaines (Grand & Boudot 2006).

PNAO (2011-2015) – Les principales populations actuelles se trouvent sur le cours de la Loire ou de l’Allier, ainsi que dans le nord des Vosges et accessoirement sur le cours du Rhin. Dans le Bassin du Rhône, si les mentions étaient ancienne, l’espèce a récemment été indiquée sur le Doubs (Dupont 2010), et sur le Rhône lui-même au niveau du nord du département de l’Isère. Quelques indications isolées restent mal expliquées car non renouvelées, comme sur le Bassin de la Seine (XIXe siècle) ou plus récemment en Crau, le secteur du Verdon, le département du Gard, etc. Une analyse de ces données particulières est en cours.

Bourgogne – Dans le cadre d’inventaires des Gomphes menés par la Société d’Histoire Naturelle d’Autun en 2003, 2004 et 2008 de nombreuses stations ont été repérées sur les cours de l’Allier et de la Loire.

Franche Comté – Le Gomphe serpentin a été observé en 2005 dans la RN de l’Ile du Girard (F.Topin, com.).

Haute Normandie – Espèce considérée comme disparue de la région (Dupont 2010).

Lorraine – Höldin (2008) a réalisé une étude sur la biologie et la caractérisation de l’habitat de cette espèce dans le PNR des Vosges du Nord.

Références

  • Dupont P. (coord.) 2010 – Plan national d’action en faveur des Odonates 2011-2015. – OPIE/SfO, Min. de l’Ecologie : 170 pp. – PDF LINK
  • Höldin P. 2008 – Etude des populations du Gomphe serpentin (Ophiogomphus cecilia) dans les cours d’eau du Parc Naturel Régional des Vosges du Nord. – Paris, ENGREF, AgroParisTech : 95 pp.