L’habitat de Sympetrum depressiusculum


Habitats, Sympetrum depressiusculum / lundi, juin 1st, 2020

Monographie de Sympetrum depressiusculum.

Zones marécageuses de plaine et de moyenne altitude jusqu’à 1500 m environ : prairies humides et marais, rizières et secteurs inondables en marges des zones humides, étangs et lacs, etc. Les adultes se tiennent au niveau des milieux larvaires (d’Aguilar & Dommanget 1998).

Présente une tendance à occuper des habitats artificiels (Schmidt 2008).
On rencontre cette espèce sur certains étangs au niveau d’eau variable ainsi que dans les fossés, les bras de cours d’eau à l’étiage en hiver et en crue en été. L’altitude maximale de reproduction est de 620 m dans le département de la Loire, France et le record d’observation 1040 m dans les Hautes-Alpes, France, la majorité des observations se faisant à basse altitude (Deliry 2008). Préfère les petits habitats temporaires, en particulier ceux des zones alluviales des rivières et des lacs. On le trouve aussi sur des habitats artificiels comme les rizières [2019]. Réputé présent en outre sur des étangs empoissonnés, le doit être local et mérite d’être confirmé. En effet d’autres éléments sont en contradiction avec cette notion [2020].

Semblent favorisés par la vidange hivernale des étangs piscicoles de Dülmener et Ahlhorner en Allemagne (Dijkstra 2007, Schmidt 2008). Les habitats doivent être dépourvus de poissons (Šigutová & al. 2015, 2018).

Les adultes qui se tiennent au niveau des milieux larvaires, se rassemblent le soir, parfois en grande quantité pour dormir dans les haies, les fourrés ou les roselières (d’Aguilar & Dommanget 1998). L’importance des habitats terrestres pour la conservation de cette espèce est régulièrement soulignée (Dolný & al. 2013, 2014 ; Hykel & al. 2016, 2017).

Sympetrum depressiusculum est un exemple d’espèce des milieux temporaires influencée par les caractéristiques des habitats terrestres qu’elle fréquente durant environ 3 mois. Les individus recherchent les endroits avec une végétation dense et riches en proies, ainsi les secteurs agricoles pauvres en Insectes sont-ils désertés. Les populations se répartissent en patchs selon les caractéristiques de l’environnement, en particulier si celui-ci est hétérogène. La distance maximale de reprise d’individus marqués est de près de 1200 m, les ♀ s’éloignent significativement plus que les ♂ en moyenne (Dolnỳ & al. 2014).

Se trouve dans des eaux calmes des vallées alluviales de plaine, peu profondes et riches en végétation. On trouve cet Odonate sud divers habitats : bas-marais, étangs, gravières, cours d’eau très lents en été, bras morts, rizières, fossés en eau en été et à l’étiage en hiver. Celles-ci se caractérisent par un assèchement plus ou moins important après la période de ponte en fin d’été et en automne. La remise en eau se déroule au printemps suivant. On l’a trouvée aussi au niveau des rizières camarguaises mais sur ce secteur les populations se sont fortement raréfiées (Grand & Boudot 2006) (voire ont disparu). Dans tous les cas, la température des eaux de surface peut dépasser les 35°C en été (Wildermuth & al. 2005) et les eaux sont souvent riches en zooplancton selon Schmidt (2008). Les déplacements pour cette espèce sont importants pour aller sur les sites de maturation qui se trouvent à proximité des gîtes larvaires, mais parfois plus éloignés sur les coteaux comme c’est le cas dans les Gorges de la Loire, France [2020]. [A préciser]