Hemianax ephippiger (Burmeister, 1839)


Anax, Espèces de France métropolitaine, Hemianax, Hemianax ephippiger, La Réunion / dimanche, juin 14th, 2020

Anax porte-selle [olim]

(en) Vagrant Emperor – (it) Imperatore migrante – (de) Schrabracken Königslibelle

syn. — Anax ephippiger (Burmeister, 1839)

L’aire principale s’étend depuis l’Afrique à l’Inde Fréquemment indiquée en Europe en tant que migratrice. Une génération saisonnière est régulière dans le Bassin méditerranéen. Ses migrations peuvent porter la Libellule aussi loin que l’Islande ou la Scandinavie. Ainsi volent-elle sur des milliers de kilomètres grâce à la portance de ses ailes larges et adaptées, y compris de nuit.

Si elle se reproduit dans des eaux stagnantes de toute sorte, en Europe centrale le développement larvaire ne parvient à terme que dans des eaux peu profondes et ensoleillées, donc très chaudes. Les habitats similaires aux mares désertiques de l’aire principale y sont recherchées.

La ponte se fait en tandem ou en solo [2019]. Première capture en Europe de la larve (Degrange & Seassau [A préciser]). La reproduction suivie d’un développement hivernal de la larve a récemment été prouvée en Camargue par deux exuvies récoltées le 29 avril 2000 (Cyrille Deliry, Jean-Michel Faton et Arnaud Dorgère in Faton 2003).

En France l’espèce est migratrice d’origine africaine. Elle développe régulièrement une génération estival côté Méditerranée.

L’Anax porte-selle apporte son lot de données dispersées en France, notamment cet automne 2019, néanmoins l’essentiel des données concernent des émergences dans le Bénélux, émergences qui toutefois ont aussi eu lieu en France.

Bretagne – Cette espèce s’est montrée à plusieurs reprises lors d’invasions ces dernières années. En 2015 c’est un total de 8 données dont 4 pour Ouessant (Finistère) et 2 à l’Ile de Sein (Finistère) en octobre. Une mention le 3 novembre 2015 à Perros-Guirec réalisée par Corentin Morvan constitue la première donnée pour le département des Côtes-d’Armor, l’espèce n’ayant jamais été observée jusqu’alors dans le Nord de la Bretagne. Enfin on notera une observation tardive d’un individu le 10 novembre 2015 à Cancale en Ille-et-Vilaine, nouveau département aussi. Il a été observé par Christian Kérihuel (Bull. Faune-Bretagne n°1).

La Réunion (Yerokine & Couteyen 2018).

Références

  • Faton J.M. 2003 – Avancement de la prospection dans la Drôme et découverte de trois nouvelles espèces dans le département : Coenagrion caerulescens (Fonscolombe, 1838), Gomphus graslinii Rambur, 1842 et Hemianax ephippiger (Burmeister, 1839). – Martinia, 19 (2) : 61-64.
  • Yerokine M. & Couteyen S. 2018 – Contribution à la connaissance des Odonates de l’île de la Réunion 11. Présence d’Anax tristis Hagen, 1867 et Hemianax ephippiger (Burmeister, 1839) à la Réunion (Odonata : Aeshnidae). – Cah. Sc. de l’Océan Indien occidental, 9 ; 15-16.