Gomphus graslinii Rambur, 1842


Espèces de France métropolitaine, Gomphus, Gomphus graslinii / jeudi, juillet 2nd, 2020

NT 2001 Biosphère – EN 2009 Bassin méditerranéen – NT 2010 Europe – LC 2016 (EN 2009) France

Berne (An.II) – Directive Habitats (An.II+IV) – Protégée en France

Ne se trouve dans le Monde qu’en France et dans la Péninsule ibérique.

Vit dans les rivières ou les fleuves lents larges de 5 à 80 m (Jourde 2005). Les habitats sont souvent accompagnés d’une ripisylve bien développée. On trouve dans les Gorges de l’Ardèche des rives rocheuses, mais ailleurs non. Elle ne dépasse pas les 300 m d’altitude en France (Grand & Boudot 2006). Les larves se trouvent sur des substrats sableux parfois accompagnés de débris végétaux. On a pu trouvé outre les rives, des exuvies sur des hervbiers à Renoncules (Deliry 2008). La maturation des imagos se fait dans des zones riches en Insectes, parfois à plusieurs kilomètres du gîte larvaire.

Vole de fin mai à début septembre. Suivant l’émergence on constate une période de maturation d’environ 2 semaines. L’essentiel des pontes se fait en juillet. Le développement larvaire semble se faire en deux ou trois ans, mais il convient de mieux l’étudier.

Les mâles sont très territoriaux. Ils peuvent effectuer des danses en cercle près de leur perchoir (C.Deliry, com.).

PNAO (2011-2015) – En France, elle est surtout présente dans les bassins de la Garonne, de l’Hérault et de l’Ardèche, ainsi que dans le secteur de la Charente et dans une partie du bassin occidental de la Loire. Des observation ponctuelles concernent la vallée du Rhône vers Donzère Mondragon (Deliry 2008). Enfin l’espèce a été trouvée vers les Marais des Baux de Provence et dans le Var.

Centre Val-de-Loire – Dans cette région le Gomphe de Graslin se trouve en limite d’aire de répartition.

Languedoc Roussillon – Cette région abrite parmi les plus fortes populations de cette espèce pour le Monde.

Midi-Pyrénées – Cette région abrite parmi les plus fortes populations de cette espèce pour le Monde. Connue anciennement sur les vallées du Tarn en Aveyron et de Célé et du Lot dans le département du Lot. Des nouveaux noyaux de populations ont été révélés sur l’Aveyron, le Viaur et l’Agoût, ainsi que de manière plus surprenante sur le canal latéral de la Garonne qui semble occupé dans son intégralité. L’espèce reste inconnue dans l’Ariège et les Hautes-Pyrénées. Elle est sur quelques cours d’eau du Gers. Les connaissances de cette espèce sont en forte augmentation (Coste & al. 2013).

  • Aveyron – Assez répandue dans les cours d’eau (fluctuante) (Dommanget 2001).

Rhône-Alpes – Cette région abrite en Ardèche parmi les plus fortes populations de cette espèce pour le Monde.

  • Drôme – Découverte sur le fleuve Rhône, une exuvie à Pierrelatte en 2000 par Alain Ladet et Corinne Bauvet (Faton 2003).

Pays de la Loire – Dans cette région le Gomphe de Graslin se trouve en – relative – limite d’aire de répartition.

Références

  • Costes A. 2011 – Etat des lieux des connaissances des populations de trois libellules d’intérêt communautaire en Midi-Pyrénées : Macromia splendens, Oxygastra curtisii et Gomphus graslinii. – Conservatoire d’espaces naturels de Midi-Pyrénées : 33 pp.
  • Coste A. & al. 2013 – Etat des lieux des connaissances des populations de quatre odonates d’intérêt patrimonial en Midi-Pyrénées : la Cordulie splendide Macromia splendens, la Cordulie à corps fin Oxygastra curtisii, le Gomphe de Graslin Gomphus graslinii et l’Agrion bleuissant Coenagrion caerulescens. – [A préciser]. – PDF LINK
  • Dommanget J.L. 2001 – Le point sur les connaissances relatives aux Odonates du département de l’Aveyron. – Martinia, 17 (3) : 95-106. – PDF LINK
  • Dupont P. (coord.) 2010 – Plan national d’action en faveur des Odonates 2011-2015. – OPIE/SfO, Min. de l’Ecologie : 170 pp. – PDF LINK
  • Faton J.M. 2003 – Avancement de la prospection dans la Drôme et découverte de trois nouvelles espèces dans le département : Coenagrion caerulescens (Fonscolombe, 1838), Gomphus graslinii Rambur, 1842 et Hemianax ephippiger (Burmeister, 1839). – Martinia, 19 (2) : 61-64.