Calopteryx splendens

cf. Calopteryx splendens splendens

© Bruno Durieu – Mâle ailes entrouvertes
  • Chaput-Bardy A. & al. 2008 – Instream and overland dispersal across a river network influences gene flow in a freshwater insect, Calopteryx splendens. – Mol. Ecol, 17 : 3496–3505.
  • Chaput-Bardy A. & al. 2010 – Condition and Phenotype-Dependent Dispersal in a Damselfly, Calopteryx splendens. – PlosOne, 5 (5). – PDF LINK
  • Dumont H.J., Mertens J. & De Coster W. 1993 – The Calopteryx splendens cline in southwestern France, analyzed by quantitative wingspot analysis (Zygoptera: Calopterygidae). — Odonatologica, 22: 345–351.
  • Greff N. & Marie A. 1996 – Record d’altitude chez Calopteryx splendens (Harris, 1782) (Odonata, Zygoptera, Calopterygidae). – Martinia, 12 (1) : 24.

Calopteryx haemorrhoidalis (Vander Linden, 1825)

Calopteryx de teinte rouge brillant à noirâtre chez le mâle et brun brillant à vert métallique ou cuivré chez la femelle, se ternissant avec l’âge. Les ailes sont essentiellement rouge-noirâtre chez le mâle et plus ou moins enfumées avec une marque brune vers l’apex chez les femelles. La partie ventrale des trois derniers segments abdominaux sont rouge carmin vif chez le mâle.

Nous proposons C.h. f. nurag notamment pour la Sardaigne et la Corse.

Espèce ouest méditerranéenne depuis l’Afrique du Nord à l’Italie. Iles ouest méditerranéennes. En progression en Rhône-Alpes depuis une vingtaine d’années. En limite septentrionale par la façade atlantique au niveau de Bordeaux au début du XXe siècle, cette espèce atteint désormais le département des Deux-Sèvre, en expansion.

Essentiellement eaux courantes rapides et claires, propres et bien oxygénées de toutes tailles, souvent ensoleillées ou peu ombragées. Les larves se tiennent près des berges dans les chevelus racinaires en général. Les adultes s’éloignent peu des habitats larvaires. Jusqu’à 700 m d’altitude en Corse, reproduction en Rhône-Alpes jusqu’à 506 m, égarée dans le Doubs jusqu’à 1100 m. Observée à 620 m dans le Mercantour (Breton 2011).

Vole de fin mai à fin août, ou mi septembre Corse. Dans le Sud de la France elle a été observée jusqu’à début novembre ces dernières années. Dès la mi mars au Maroc. Développement larvaire en une année, présentant 13 stades.

Languedoc Roussillon – Essentiel des données en plaine, sous 100 m d’altitude, l’espèce est présente jusqu’à 400 m et accessoirement jusqu’à 600 m. Elle vole de (avril) mai à septembre (octobre), avec un maximum en juillet.

Rhône Alpes

  • Rhône, espèce redécouverte sur ce département (Grand 2004).

  • Breton F. 2011 – Bilan de l’inventaire Odonates fin 2011. Parc National du Mercantour. – Doc. PN du Mercantour.
  • Grand D. 2004 – Calopteryx haemorrhoidalis occasi Capra, 1945. Le Grand retour lyonnais. (Odonata, Zygoptera, Calopterygidae). – Martinia, 20 (1) : 43-45.

Calopteryx xanthostoma (de Charpentier, 1825)

Caloptéryx occitan [olim]

Planche du Bréviaire de Belleville (Pucelle 1323-26) montrant un mâle de Calopteryx qui est conforme à xanthostoma

C’est potentiellement cette espèce qui est représentée par Pucelle (1323-26) dans le Bréviaire de Belleville, ce qui est un des premiers Odonates représenté et dont l’identification peut être approchée.

© Cédric Alonso – Galerie Odonata
  • Pucelle J. 1323-26 – Breviarium ad usum fratrum praedicatorum. – Bréviaire de Belleville. – Manuscrit.

Calopteryx virgo (Linnaeus, 1758)

Calopteryx vierge [de Selys Longchamps 1840]

LC Biosphère

La description de Linnaeus (1758) comprends plusieurs variétés qui couvrent les âges et les espèces principales d’Europe, notamment Calopteryx splendens s.str. inclus. C’est ultérieurement que ce taxon a été limité à Calopteryx virgo. Ce concept est atteint en milieu de XIXe siècle seulement (de Selys Longchamps 1850), bien que diverses planches antérieures nous permettent aisément de confirmer. Le taxon nicaeensis de Risso (1826) corresponds à Calopteryx virgo meridionalis de Selys Longchamps, 1873 ; celui-ci est très antérieur et correspond au bon nom de cette sous-espèce.

Calopteryx virgo virgo
©© bysa – Göran Liljeberg, Hallvard Elven – Naturhistorisk museum, Universitetet i Oslo – Lien Internet

Deux sous-espèces sont distinguées en France : C.v.virgo (Linnaeus, 1758) et C.v.nicaeensis (Risso, 1826). C.v.festiva (Brullé, 1832) a été parfois envisagé, mais sa présence n’est pas pleinement démontrée. On trouve sinon C.v.feminalis Kosterin, 2017 en Russie.

C’est ce taxon qui est indiqué (sans nom) par de Réaumur (1742) et de la Chesnaye (1754) en France. Il est en région parisienne selon Geoffroy (1762), vers Nice (Risso 1826), en Provence, vers Aix (Boyer de Fonscolombe 1838). Cette espèce est plus rare vers Paris que C.splendens selon Rambur (1842) qui l’indique en outre commune en Touraine.

Eteinte en Afrique du Nord (Algérie notamment). Europe, ouest de l’Asie. Dans l’est de l’Asie elle est remplacée par Calopteryx japonica, autrefois considérée comme une sous-espèce de virgo. En expansion localement notamment localement (Deliry 2017), notamment en France comme dans la région Rhône-Alpes (Deliry & al. 2014).

Cours d’eau vifs et frais en général, souvent ombragés, jusqu’à 1330 m d’altitude en Ardèche, 1560 m en Corse. Egarée à 2020 m dans les Pyrénées (Deliry 2017) et 2244 m dans le Mercantour (Breton 2011). En erratisme le long des lisières ou dans les chemins pendant quelques jours lors de la maturation. Les larves se trouvent parmi les racines immergées [2019].

Vole d’avril à fin octobre (Deliry 2017) ; (mai) juin – août (septembre) (Europe centrale ; émergences jusqu’à début juillet, pontes jusqu’à fin août) ; courte période d’erratisme après l’émergence pendant la maturation. Incubation d’une quinzaine de jours. Développement larvaire sur deux ans.

©© bync – Yann29Sama – France, Charente-Maritime le 15 août 2015 – Monde des Insecte – Sous-espèce nicaeensis (cf. meridionalis)
©© byncsa – Alain Cochet – Jeune ♂ de Calopteryx virgo nicaeensis