Aeshna grandis (Linnaeus, 1758)


A préciser, Aeshna, Aeshna grandis, Espèces de France métropolitaine / dimanche, août 9th, 2020

Grande Aeschne [olim]

NT 2013 (en augmentation) (NT 2009, Rare 2008, 1997, Principalement montagnarde 1987) France

Eurasiatique : depuis l’Espagne à l’Asie, au Lac Baïkal. Elément eurosibérien très localisé ou peu fréquent en plaine, on le trouve en France plus volontiers dans les massifs montagneux. Eaux stagnantes assez souvent acides et bien ensoleillées, en milieux ouverts ou forestiers : mares, étangs tourbeux, fossés, gouilles, fosses d’exploitation des tourbières, rives marécageuses des lacs, etc. Parfois eaux faiblement courantes. Jusqu’à 2000 m d’altitude. Prairies de montagne près de ruisseaux, marécages ou mégaphorbiaies. Elle ponds volontiers dans le bois mort ou pourri (Leconte & al. 2002).

Illustrée pour la première fois pour la France chez de Réaumur (1742).

Rare en France (Deliry 1997), où l’espèce paraît en expansion [1]. Se trouve essentiellement depuis le Limousin à l’est de la Normandie, de l’Isère au nord-est de la France, occasionnelle dans les Hautes-Alpes et indiquée dans les Pyrénées, Loire-Atlantique et Charente-Maritime. Manque en Corse. En limite de répartition dans les Pyrénées françaises, elle n’est qu’en altitude dans les Pyrénées Orientales. Elle a récemment été observée dans les Pyrénées Atlantiques notamment en 1992 et 1999 (Leconte & al. 2002), anciennement indiquée par L’Hoste (1969). Elle n’a cependant pas été trouvée dans le cadre des nouvelles enquêtes (Leconte & al. 2002). Les mentions et contacts restent très rares dans ce département, il s’agit d’une espèce très discrète (Cyrille Deliry, com.).

©© byncsa – Cyrille Deliry – Histoires Naturelles d’après la SfO
©© byncsa – Cyrille Deliry – Histoires Naturelles

Rhône-Alpes NT 2013 [A préciser] – Espèce rare (3,8% des communes), à surveiller. Découverte le 20 septembre 1957 à Réaumont (Isère) par Charles Degrange. On la connait sur 78 communes [2013 – 75 : 2006 – 67 : 2005].

Elle occupe dans la région de manière préférentielle les étangs naturels, ouverts ou fermés. Les milieux stagnants d’altitude sont aussi concernés. Les cours d’eau restent un habitat méconnu.

  • Ain – NT 2013 (LC 2007, Peu commune 2003)
  • Ardèche – Inconnue (2013)
  • Drôme – NA 2013 (Très rare 2003)
  • Isère – NT 2013 (LC 2007, LR-Rare 1997)
  • Loire – DD 2013
  • Rhône – Inconnu (2013)
  • Savoie – VU 2013 (1997)
  • Haute-Savoie – NT 2013 (LR-Rare 1997)
©© byncsa – Cyrille Deliry – Histoires Naturelles
© Groupe Sympetrum
La mention de mars doit correspondre à un stade larvaire, ainsi que probablement celles de mai-juin
© Laurent Valette
  • de Réaumur 1742 – Mémoire pour servir à l’histoire des Insectes. Onzième mémoire. Des mouches à quatre aisles nommées Demoiselles.– Imprimerie royale, Paris [Demoiselles] : 387-457. – ONLINE
  • L’Hoste R. 1969 – Captures et observations d’Odonates en Béarn et dans les Pyrénées. – Entomologiste, 25 (4) : 72-80.
  • Leconte M. & al. 2002 – Le point sur les connaissances relatives aux Odonates rares des Pays de l’Adour (Gers, Landes, Pyrénées Atlantiques, Hautes Pyrénées). – Martinia, 18 (2) : 39-65. – PDF LINK

[1] En 2013 selon les éléments disponibles sur la liste Boyeria, les observations d’Aeshna grandis semblent se multiplier dans le Centre de la France et le Bassin Parisien. Serait-elle en expansion ? Ainsi la découverte de cette espèce sur trois nouveaux départements de la région Centre est-elle relatée (V.Motteau). Après plusieurs années de recherche les premières preuves de reproduction sont rapportées pour la Seine-et-Marne (P.Rivallin). En Haute-Normandie également c’est une bonne année à Aeshna grandis. Son observation sur au moins 6 stations est indiquée (M.Lorthiois). – [4 septembre 2013]